5 décembre 2017 | Revue > >

Que retenir de la campagne de Bernie Sanders?

Les leçons de Becky Bond et Zack Exley

Simon Tremblay-Pepin

Tout le monde aime Bernie (en tout cas, tout le monde l’aime plus que Stephen à propos duquel j’écrivais précédemment). Il est sympathique, il attire les foules et il dit des choses plus radicales que ce qui se dit habituellement au Parti démocrate. Plus encore, sa campagne donne de l’espoir, celui qu’on peut (presque) gagner sans vendre son âme, même aux États-Unis.

Le danger à propos de la campagne de Sanders, c’est de tomber dans le piège communicationnel et de penser que tout est dû au personnage. Même si lui-même ne cesse de dire le contraire, c’est facile de ne voir que le symbole; surtout de l’extérieur, surtout avec les campagnes si personnalisantes que sont les primaires étasuniennes. Si on s’arrête là, on a peu de choses à apprendre. Le succès de sa campagne serait fondé sur le charisme de Sanders et un ensemble de circonstances favorables. Ce serait passer à côté de l’essentiel : l’organisation derrière la campagne. Lire plus