Un marché, d’accord, mais lequel?

Réflexion sur le socialisme de marché

Pascal Lebrun

Dans cette réplique à Charles Guay-Boutet, je soutiens que la proposition de socialisme formulée par John Roemer n’est pas satisfaisante pour des raisons théoriques et pratiques, nommément son intégration du cadre théorique néoclassique et le maintien de rapports de pouvoir néfastes. Je relance la discussion à partir des pensées de Proudhon et Polanyi. Lire plus

Mysticisme étatique, lien fédéral et association

Philippe Hurteau

Les projets politiques de gauche semblent aujourd’hui se réduire à deux choses : la défense de l’État hérité du compromis fordiste et des propositions de réformes fiscales pour aller chercher l’argent là où il se trouve, soit dans la poche des plus riches. Chaque fois, on se mobilise pour, d’une manière ou du d’une autre, demander à l’État de faire quelque chose. Chaque fois, on fait comme si la capacité d’agir collectivement était concentrée et monopolisée par l’État; comme si hors de l’État tel qu’il existe – l’État moderne, hiérarchique et bureaucratique –aucune autre manière de penser le collectif n’était envisageable. Lire plus

Des interstices à la rupture

Esquisse d’une stratégie écosocialiste

Jonathan Durand Folco

L’écosocialisme est un projet politique visant à instaurer une société écologique et postcapitaliste par la démocratisation de l’économie. Pour comprendre la nécessité d’une telle alternative, il faut non seulement décortiquer la nature intrinsèquement destructrice du capitalisme, mais dégager les relations de pouvoir entre les sphères économiques, politiques et associatives afin d’articuler la transition écologique à une lutte pour l’émancipation sociale. Pour ce faire, le chantier théorique élaboré par Erik Olin Wright permettra de tracer les contours d’une perspective écosocialiste. Enfin, une analyse sérieuse des implications matérielles de la crise écologique permettra d’arrimer les stratégies interstitielles et symbiotiques à la nécessité d’une rupture démocratique avec le système capitaliste. Lire plus

Mort et post-capitalisme

prémisses d’une pensée de la limite

Martin Robert et Simon Tremblay-Pepin

Ainsi donc semblerait-il qu’il nous faille désormais changer de système économique. Qu’est-ce à dire? Premièrement, que nous, bipèdes doués de parole, vivons dans une économie, soit un ensemble de normes et de règles régissant nos manières quotidiennes d’entretenir nos existences biologiques, et que cette économie fait système, c’est-à-dire que, si des pratiques et des moments […] Lire plus